la vérité qui fait mal #loan

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A Brunel U. depuis : 06/12/2015 Devoirs rendus : 238 ≈ âge : 21

Zoey de Courcenay
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posté 11.12.15 22:13

la vérité qui fait mal
loan & zoey

« mon papa il est pa'eil que toi, maman elle a dit. pou'quoi moi pa'eil que toi ? maman elle dit pas qui c'est papa. elle a dit papa il est à l'école, comme maman. c'est toi papa ? » Ton fils était parti en exploration dans un couloir de la fac tandis que tu discutais avec la secrétaire, elle était entrain de te prendre la tête pour un simple papier, tu as détourner le regard et il avait disparu. Complètement disparu il n'était plus là. Alors sans même réfléchir tu avais juste laissé le papier à la secrétaire pour ensuite partir à la recherche de ton enfant. Tu savais que tu n'aurais pas du l'emmener. Tu savais qu'il était bien trop curieux. Tu savais qu'il était trop intelligent pour son âge, il parlait presque parfaitement, il était propre, en somme il était prêt à aller à l'école. mai sil n'avait pas l'âge, pas encore. tu étais entrain de paniquer, réellement. Pourquoi l'avais tu poser parterre. Il était là, à jouer avec ton sac, tu le sentais. Et puis plus rien.

Tu marches vite, manques de bousculer une ou deux personnes au passage. Peu importe, tu ne prends pas le temps de t'excuser, parce que la seule chose qui compte, là tout de suite c'est de retrouver ton fils qui est parti à l'aventure. Tu finis par le voir dans un couloir, il est entrain de discuter avec un étudiant. Sans réfléchir ou poser le regard sur ce dernier tu te précipite vers ton fils. « Noa ! » Une fois prés de lui tu te mets à sa hauteur t'accroupissant. « Ne refais jamais ça.. » Tu n'as pas le temps de le réprimander qu'il te regarde avec un grand sourire. « 'ga'de maman ! n'ai t'ouvé papa ! » tu relèves les yeux vers l'étudiant qu'il pointe du doigt fièrement avant de bloquer, littéralement. Il y a des fois où le hasard est assez cruel. tu sens ton coeur se serrer alors que rien qu'à revoir ce visage les souvenirs de cette soirée, de cette nuit où Noa a été conçu, te reviennent en plaine figure. Tu déglutis et baisse les yeux sur ton fils à nouveau, ne pouvant retenir la larme qui s'écoule sur ta joue. Tu laisse Noa l'essuyer de sa petite main avant de prendre la parole doucement. « pourquoi tu dis ça mon ange.. ? » Il te sourit encore, ce sourire pur, innocent. Ce sourire qui te fait tellement de bien en général qui à l'instant ne fait que te briser le coeur. Tu n'auras jamais le coeur de lui mentir, de lui dire que non, cet homme n'est pas son père. Alors que si.

« maman l'a dit papa est comme noa ! et noa est comme monsieur, alors monsieur papa ! » Si seulement il avait pu rencontrer un autre bridé. Si seulement ça n'avait pas été Loan. Si seulement.. Avec des si tu referais le monde. Tu ne sais même pas quoi dire. Tu te contentes de lâcher un rire en un temps, un rire nerveux. Tu es perdue complètement perdu, tu n'arrives même pas à relever les yeux vers lui. Tu n'arrives même pas à t'excuser auprès de Loan pour ce que dit ton fils. Tu ne sais plus quoi faire.
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A Brunel U. depuis : 08/12/2015 Devoirs rendus : 148 ≈ âge : 25

Loan Kings
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posté 12.12.15 12:03

Zoey ∞ Loan

La vérité qui fait mal
Les mains dans les poches de ta veste en cuir, tu traversais le couloir. Tu avais des trucs à faire dans le bâtiment, mais vraiment aucune motivation pour les faire, alors tu marchais lentement. Ta bouche s'étira dans un bâillement beaucoup trop prononcé, mais forcement lorsqu'on découche le lendemain est difficile. Tu replaces le bonnet que tu avais vissé sur ta tête pour cacher ta tignasse qui avait gardé le style lendemain-de-soirée-arrosée, autant dire que c'était pas joli à voir. Tu guettes rapidement les alentours, tu te poserais bien pour dormir une heure ou deux dans le couloir, profiter du fait qu'il n'y avait personne, mais c'était sans compter sur le mioche qui traversa le couloir. Tu te stoppes net. Qu'est-ce qu'un gosse fait là ? Il doit avoir à peine 3 ans, et bizarrement, il se dirige vers toi. Lorsqu'il arrive vers toi, il semble t'analyser, tu trouves sa drôle pour un môme de se pointer comme ça devant un adulte et de le regarder de cette façon. Ça te fait rire, alors tu t’accroupis pour te retrouver face à lui. Et là, c'est le drame, le lardon comme à déblatérer sur sa mère qui ne lui dit pas qui est son père, et que la seule chose qu'il sait, c'est que c'est un jaune comme lui et toi. Il se démerde pas mal pour t'expliquer tout ça. Tu n'es même pas sûr que tu parlais autant à son âge. Puis, il te pose la question qui tue, « C'est toi papa ? » Il t'avait foutu sur le cul le mioche, mais tu te repris vite, tu poses ta main sur sa petite tête et t'aller lui dire que non quand tu entendis un nom crier par une voix féminine. Ça devait être la mère du gosse, alors tu te releva et tu l'as vit se rapprocher. Elle avait l'air flipper, mais vu la situation te comprenais. Le truc, c'est que tu tiltas qui était la demoiselle que lorsqu'elle se mis devant le mouflet. Tu voulais profiter qu'elle lui parle pour filer en douce, mais le gamin te pointa du doigt en disant qu'il avait trouvé son père.

Alors tu t'étais arrêté, parce que forcement, elle allait lui dire que ce n'était pas le cas. Et toi, tu lancerais un sourire au lardon avant de t’esquiver. Histoire de pas paraître froid pour le gosse. Après tout, il ne t'avait rien fait, tu n'allais pas faire le con avec un mioche. Le truc, c'est que la phrase que tu attendais ne sortait pas. Bon, elle lui demandait pourquoi il disait ça, mais pour toi ce n'était pas suffisant. Tu voulais qu'elle nie le truc, pour que ça soit bien clair pour le petit et que toi, tu puisses te barrer avec la conscience tranquille. Tu aurais fait ta B.A de la journée en restant avec le gosse le temps que sa mère arrive, puis tu pourrais retourner trouver un coin pour pioncer et faire ce que tu as à faire. On peut dire que tu n'étais pas vraiment à l'aise, d'habitude, tu ne revois pas les filles avec qui tu as passé une soirée, même si pour Zoey, tu n'en as pas de souvenir. C'est un de tes principes, tu gardais tes distances.

Mais au bout d'un moment, le mioche renchérit. La seule réaction de Zoey, c'est un rire, alors tu la regardes en arquant un sourcil, faut avouer que tu ne comprends pas trop la situation et tu aimerais bien qu'elle explique au gamin que tu n'es pas son père et basta. Tu veux juste partir. Alors si elle ne le faisait pas, tu le ferais. Tu te remis à la hauteur du rejeton et tu poses une main sur sa tête que tu frottes légèrement en souriant. Tu ne sais pas trop comment dire la chose, mais fallait que tu le fasses, tu serais débarrassé.

« Hey, p'tit. On se ressemble toi et moi, mais tout les bridés se ressemblent.» Ris-tu, c'était une blague que la plupart de tes potes te faisaient alors elle te sortirais peut-être de l'impasse. « Mais, à mon avis, j'dois pas être ton papa. Y'a d'autre asiat' dans l'école, tu devrais chercher encore.»

Tu n'étais pas doué pour parler aux gosses, mais tu pensais que ça suffirait, du moins   tu l'esperais.
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A Brunel U. depuis : 06/12/2015 Devoirs rendus : 238 ≈ âge : 21

Zoey de Courcenay
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posté 13.12.15 10:42

la vérité qui fait mal
loan & zoey

Tout ce que tu as à faire en réalité, c'est de lui mentir. Lui dire que non, cet homme n'est pas son père et reprendre ta vie. Mais tu n'est pas capable de mentir, tu n'y arrive pas, encore moins lorsque le père en question se trouve juste là. Quand tu vois ce regard étincelant dans les yeux de ton fils. Si fier d'avoir retrouvé son papa. En soit il est trop petit pour savoir que tu mens, pour t'en vouloir de lui mentir. Mais à quoi cela servirait il, de mentir encore. Il le saura bien un jour. Et Loan aussi doit le savoir. Il faut qu'il sache. Il n'est en aucun cas obligé de l'accepter. Il n'est en aucun cas obligé de le reconnaître comme tel et tu ne sais pas si tu en as envie d'ailleurs. Parce que vous n'avez pas vécu une histoire d'amour. Vous n'avez même pas eut de rapport consentant, en ce qui te concerne. Non, il t'as juste violée là dans cette rue sombre. Parce qu'il était trop bourré pour s'en rendre compte et toi bien trop faible pour le dégager. Tu regardes Noa et lui souris légèrement. « Noa.. »

Tu n'as pas le temps de finir, parce que tu ne parlais pas fort, parce qu'il n'a pas du entendre. Parce que Loan vient te couper la parole. Tu le regardes faire, il n'est définitivement pas doué avec les enfants, de toute façon, comment pourrait il l'être. Ce n'est qu'un étudiant qui ne pense qu'à faire la fête et ramener une fille différente chaque soir, après tout. Et tu n'as pas envie de le connaître plus. Tu n'as pas envie de le décrire à ton fils non plus. Comment pourrait tu expliqué à Noa ce qu'il s'est passé entre vous. Tu ne le pourrait pas. Tu n'y arriverais pas, parce que ça te fait bien trop mal d'y repenser. Trop mal de l'admettre que tu t'es laissé faire. Que tu n'as pas continuer à lutté, que tu as abandonné. Et que tu n'as pas eut le courage d'avorter de cet enfant. Enfant qui ne méritait pas de mourir à cause de la bêtise de son père. Tu écoutes ses mots et tu reste silencieuse un instant. Noa fait la moue et croise les bras. Pas content. « non toi papa ! » Tu le prends dans tes bras doucement avant de te relever. Tu pose le regard sur Loan. « Il y a d'autres asiatiques dans l'université, mais il n'y en a qu'un avec qui j'ai eut un rapport il y a deux ans et neuf mois. » Tu ne précisera pas que c'était non consentant, tu ne préciseras pas que c'était un viol plus qu'une coucherie d'un soir, parce que ton fils est là. Parce qu'il te posera des questions, tu le sais. Noa est bien trop intelligent pour son âge, et parfois, tu aimerais qu'il soit comme tous les autres petits garçons de deux ans.

Tu le regardes. « Désolée pour le dérangement, et merci d'avoir veillé sur lui. » Tu baisse les yeux sur Noa qui se blottit contre toi et cale sa tête sur ton épaule. « papa.. » Tu inspire avant de poser un baiser sur son front. « on s'en va trésor. » Tu jettes un regard à Loan, tu sais que tu as été crue. Tu sais que tu aurais pu le dire autrement. Tu sais que tu aurais pu le lui dire avant. Tu sais qu'il va t'en vouloir, surement. De ne ps lui avoir dit ou d'avoir gardé l'enfant. Tu ne sais pas encore. Mais tu sais qu'à partir de maintenant la vie va être compliquée. Très, compliquée.
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A Brunel U. depuis : 08/12/2015 Devoirs rendus : 148 ≈ âge : 25

Loan Kings
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posté 13.12.15 13:12

Zoey ∞ Loan

La vérité qui fait mal
Tu viens d'expliquer ton point de vue au gamin, mais apparemment, il ne semble pas d'accord avec toi. Il croise les bras et te fait une moue en déclamant que tu es son père. À le regarder comme ça, c'est vrai qu'il te faisait penser à toi. Il était bien sur de lui ce petit et tu ne pus retenir le sourire qui s'étira sur ton visage. Mais ton sourire n'allait être que de courte durée. Zoey prit le petit contre elle, se releva et te lança un regard. Ce qu'elle dit par la suite te fit vite déchanter. Tu n'étais pas une flèche, Loan, mais tu savais que quelque chose clochait dans ce qu'elle te disait. Pourquoi te disait-elle ça ? Tu foutais quoi, il y a deux ans et neuf mois ? Est-ce que tu t'en souviens au moins ? Tu cherchas dans ta mémoire. Tu sais que tu avais rencontré Zoey y'a un moment déjà. Tu avais déjà du mal à te souvenir de ce que tu avais fait hier, alors il y'a presque trois ans, ça allait être bien compliqué pour toi. Si ta tête était une bibliothèque, ça serait l'endroit le plus en foutoir possible, avec des feuilles partout et des verres renversés sur les pages. Autant dire que ça pouvait être long pour toi de t'y retrouver dans ta propre tête. Pendant ce temps, Zoey s'excusa du dérangement et te remercia d'avoir gardé le mioche, et tu entendis la voix du petit répéter encore « papa ». Tu fis un signe de tête à Zoey, comme pour lui dire que ce n'était rien.

Tu te retournas pour partir, parce que tu te disais que tu n'avais plus rien à faire dans le couloir pour le moment. Tu avais fait quelques pas sans te retourner. Sauf que la mémoire qui te faisait défaut jusque-là, te balança un truc en pleine gueule. Ton cerveau avait fait des calculs pour te retrouver l'âge que tu avais à ce moment et effectivement, ce que tu faisais quand tu as rencontré Zoey. C'était bien la première fois que ton cerveau avait réagi aussi vite. Tu regrettas presque qu'il fonctionne encore. Mais le son de cloche qui t'avait réveillé de ta léthargie mentale, fit résonner les mots de Zoey au creux de ta petite tête vide. Tu fit vite un demi-tour.

« Zoey ! » Tu crias presque à travers le couloir. « Je crois qu'il faut qu'on parle, maintenant. »

Oui, tu avais peut-être compris un truc, tu voulais en savoir plus maintenant. Tu ne savais pas si c'était pour te rassurer. Est-ce que tu voulais qu'elle nie le fait que cet enfant pourrait être le tien ? Désormais, une chose était sur, tu voulais savoir. Parce que tu ne pourrais sûrement pas passer une journée tranquille en ayant un truc aussi gros, aussi grave qui te trotte dans la tête. Tu te rapprochas d'elle et tu attrapas son bras peut-être un plus violemment que tu ne le voulais. Tu te plaças devant elle, tu avais comme une pulsion, une envie de la secouer. Il ne fallait pas que tu soit violent envers elle, surtout qu'elle portait un enfant, qui était peut-être le tien, si tu avais bien compris. Tu n'étais pas doué pour comprendre les sous-entendus.

« Qu'est-ce que tu voulais dire ? » Tu haussas un peu le ton sans même t'en rendre compte. « Et ne me dit pas de la merde. Putain ! »

Ta voix avait résonné dans le couloir et tu avais été toi-même surpris par la violence que tu avais faire sortir à ce moment. Tes mains perdent alors de l'emprise sur les bras de Zoey, tu te recules et finis par les glisser dans tes poches. De cette façon, on ne te reprendra plus à agripper la jeune femme de la sorte. Tu fis quelques pas en arrière pour t'éloigner un peu d'elle, t'éloigner du garçon dans ses bras, échapper à une vérité que, peut-être, tu n'étais pas prêt à recevoir. Tu serrais les poings dans tes poches pour t'éviter une nouvelle incartade.


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A Brunel U. depuis : 06/12/2015 Devoirs rendus : 238 ≈ âge : 21

Zoey de Courcenay
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posté 13.12.15 13:49

la vérité qui fait mal
loan & zoey

Il s'était contenté d'un signe de tête avant de s'éloigner. C'est à croire qu'il n'avait pas compris tes mots. Où qu'il n'avait pas voulu les comprendre. Peu importe, tu t'éloigne dans la direction opposée gardant Noa contre toi. Un peu perdue, un peu mal à l'aise, un peu triste. Tu ne sais pas, tu ne sais même pas quoi ressentir en réalité. Noa reste tranquille, il ne pose pas mille et une questions, heureusement pour toi. Tu inspires et sursaute alors que ton nom résonne dans le couloir. Ton fils s'accroche à toi. Tu fermes les yeux t'arrêtant sans pour autant te retourner. Sans pour autant oser affronter son regard. Pourtant tu n'en as plus le choix alors qu'il t'attrape le bras te retournant violemment face à lui. Tu sens ton coeur se serrer, battre beaucoup trop vite. Sans même le vouloir il arrive encore à t'effrayer. Pourtant presque trois années se sont écoulées. Mais tu n'as pas pris énormément de caractère, tu n'as pas non plus eut à lutter contre lui. Parce qu'il t'as bien vite oubliée, remplacée. En un sens tout ça t'importe peu. Tu n'étais pas amoureuse de lui. Il ne t'as pas brisé le coeur, il a juste fait de toi une victime parfaite. Il t'as fait passé la pire nuit de ta vie. Et tu n'arrives même pas à lui en vouloir réellement. Parce que si ça n'était pas arrivé, Noa ne serait pas là.

Tu affrontes son regard sans ciller. Retenant une grimace alors qu'il tient toujours ton bras, un peu trop fort pour toi. Tu n'es pas franchement musclée il faut dire. Tu retiens un sursaut et resserre doucement ton fils contre toi alors que Loan hausse encore le ton. Tu inspires avant de dire. « ne sois pas violent.. s'il te plaît. » Ce n'est pas pour toi, en soit, toi tu t'en fiche. Mais Noa, tu ne voudrais pas qu'il ait comme première vision de son père, un homme violent, incontrôlable.  Tu le regardes reculer alors que ton enfant chouine un peu, parce qu'il a peur pour toi, parce qu'il ressens ta hantise, il ressent ton angoisse plus que n'importe qui. Tu détournes le regard un instant ne sachant pas par quoi commencer, tu n'as pas envie de détailler les fait, pas devant Noa. « Je ne veux pas parler de ce qu'il s'est passé devant Noa.. » Mais tu ne peux pas le laisser dans l'ignorance. Tu inspires finalement avant de lâcher. « mais il s'agit bien de ton fils. » Difficile de le renier quand tu le regardes. Quand tu regarde Noa c'est Loan que tu vois. Quand tu regardes Loan, c'est Noa que tu vois. Ils se ressemblent, beaucoup, vraiment beaucoup. Tu ne bouges pas, ne sachant même pas quoi rajouter de plus. Mal à l'aise, réellement mal à l'aise. Tu ne pensais pas que ce moment arriverais aussi vite.

Tu soupires avant de rajouter. « Je ne te demanderai pas de le reconnaître, je ne te demanderai pas de t'en occuper, je ne te demanderai rien que t'ai pas envie de faire Loan. Tu peux très bien faire comme s'il n'existait pas. Je lui expliquerai quand il sera en âge de comprendre. » Tu le regardes encore, affrontant son regard, toujours. Parce que tu veux qu'il voit à quel point tu es sincère. Tu veux qu'il se rende compte que tu ne fais rien contre lui. Que c'est la vie qui en a décidé ainsi. « Pour le comment c'est arrivé, je n'en parlerai pas devant Noa, jamais. Il n'a pas besoin de le savoir. Si tu ne t'en souviens pas.. peut être qu'au fond c'est tant mieux. » Tu laisses un sourire nerveux, triste étirer tes lèvres et baisse les yeux sur Noa qui joue avec tes cheveux pour se détendre. Tu sors sa peluche de ton sac et lui tend doucement.

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A Brunel U. depuis : 08/12/2015 Devoirs rendus : 148 ≈ âge : 25

Loan Kings
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posté 14.12.15 1:45

Zoey ∞ Loan

La vérité qui fait mal
Lorsque tu avais haussé le ton, Zoey t'avait demandé de ne pas être violent. Elle t'avait d'une certaine manière calmée, elle t'avait ramenée sur terre, te rappeler qu'elle portait un enfant dans les bras. Tu l'avais relâché et tu t'étais éloigné d'elle. Tu avais l'impression que tu partirais au quart de tour si elle disait quelque chose qui ne te plairait pas. Tu ne lèverais pas la main sur elle, tu avais au moins ce principe, du moins lorsque tu n'étais pas saoul. Tu avais des remords par rapport à ce que tu venais de faire, à ce que tu avais bien pu faire avant. Tu levas les yeux vers Zoey tandis qu'elle se détourne de toi. Tu as l'impression qu'elle hésite, qu'elle ignore comment te dire la vérité. Tu sers de nouveau tes poings jusqu'à ce qu'ils deviennent blancs et que tes ongles se soit planter dans ta peau. Es-tu seulement prêt à entendre ce qu'elle pourrait avoir à te dire ? Finalement, elle ouvre la bouche pour te dire qu'elle ne veut pas parler de ça devant le mioche. Là, tu sens la tension qui se crée en toi, tu sens tes nerfs qui seraient presque sur le point de lâcher, elle soupire, et tu appréhendes ses prochaines paroles comme on pourrait craindre un coup-de-poing. Et c'est peu dire, tu te pris la plus grosse gifle de l'univers lorsqu'elle t’annonça que oui, le garçon qu'elle tenait dans ses bras, le garçon qui était venu vers toi persuadé que tu étais son père, était effectivement ton fils.

Tu regardas Zoey, qu'est-ce que ton regard pouvait bien exprimer à cet instant ? De la colère, de l'incompréhension peut-être, tu n'en savais rien toi-même. Tes deux seuls neurones étaient entrée en collision rendant ton visage impassible. Tu ne revins à toi, qu'en entendant la voix de Zoey. Elle te disait que tu n'avais pas besoin de t'occuper du petit et que tu pouvais agir comme tu l'as toujours fait, ignorant complètement son existence. Elle te regardait vraiment, comme si elle voulait transmettre quelque chose. Tu passas une main sur ta tête, retirant ton bonnet par la même occasion, pour plonger ta main dans ta chevelure emmêlée. Elle continuait de parler, de la manière dont Noa avait été conçu, et comme elle te le dit par la suite, tu ne t'en souvenais pas. Tu n'avais aucun souvenir d'avoir fait quelque chose avec elle, tout du moins d'être allé au-delà du baiser que tu avais forcé sur elle dans la ruelle. Tu l'observas planter sur son visage un sourire emprunt de tristesse et de nervosité. Elle donna une peluche à l'enfant, que tu connaissais maintenant comme ton fils, et tu te remplis de colère, pas contre le mioche, ni vraiment contre elle, mais tu étais en colère. Tu détachas ton regard d'eux, frottas ta mâchoire pour contenir cette rancœur nouvelle.

« Pourquoi tu m'a rien dit ? » Dis-tu d'un ton grave « C'est pas quelque chose, tu avais le droit de cacher ! »

Oui, jusque-là, tu ne t'en étais pas inquiété, tu avais vécu ta petite vie. Tu n'avais même pas cherché à parler de nouveau avec Zoey, tu n'avais pas cherché à savoir ce que tu avais oublié de cette soirée non plus. Et après presque trois ans, il était sûrement trop tard. Cela étant cette nouvelle avait fait tomber sur toi un certain nombre de questions, sur ce qui est arrivé ce soir-là, mais aussi des questions auxquelles tu ne pensais pas faire face avant que tu aies au moins trente ans. Loan, es-tu prêt à t'occuper d'un enfant ? Certes, tu ignorais même son existence jusqu'à aujourd'hui, mais fallait-il que tu continues de faire comme si de rien n'était ? Comme si tu n'étais pas non plus responsable de cet enfant ? Il a bien fallu une part de toi pour qu'il soit là, tu avais des responsabilités à prendre. Toi, responsable, c'est risible.

« C'est mon fils autant que le tien. » Sortis-tu soudainement, qu'est-ce qui te prenait ? « T'aurais dû me le dire Zoey. Tu voulais me tenir à l'écart, c'est ça ? Tu voulais pas de moi dans sa vie ? Je suis pas assez bien pour être son père peut-être. » Fis-tu dédaigneusement.


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A Brunel U. depuis : 06/12/2015 Devoirs rendus : 238 ≈ âge : 21

Zoey de Courcenay
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posté 14.12.15 11:12

la vérité qui fait mal
loan & zoey

Pourquoi tu n'as rien dit Zoey ? C'est vrai, pourquoi ? Peut être parce que t'avais peur de lui. Parce que tu n'avais pas voulu le revoir après ce qu'il s'était passé. Parce que tu ne voulais pas l'entendre te dire d'avorter. Parce que tu ne voulais pas lui imposer un enfant qu'il ne voulait pas, de toute évidence. Quand on couche avec une femme dans un état comme le sien à ce moment là, il est évident qu'on ne pense pas à la mettre enceinte. D'autant qu'il n'a pas réfléchit. Non, tu le sais. Il a juste agit, suivis ses pulsions. Ce n'est pas quelque chose que tu avais le droit de cacher. Mais en quoi aurais tu pu deviner qu'il voudrait savoir ? Tout ce que tu pensais à ce moment là, c'était à quel point tu te dégoûtais toi même, de l'avoir laissé faire. De ne pas t'être battu plus que ça. D'avoir été trop faible. Tu le regarde tristement. Pourquoi n'as-tu rien dit. Tu ne sais même pas quoi répondre. Tu ne trouves pas les mots. Pour toi il était évident que tu devais le taire, que tu ne devais pas lui révéler l'existence de cet enfant. De toutes les façons il t'avait déjà oublié le lendemain. Tu l'avais compris à son regard. Il avait oublié.

Ses mots te frappent. son fils autant que le tiens. Non. Ce fils il ne l'a jamais voulu, toi non plus mais tu l'as gardé, tu l'as aimé. Tu l'aimes encore et tu le protège. Parce que c'est ton enfant. Oui, il est son géniteur, mais visiblement il ne s'en souvient même pas. Le tenir à l'écart ? S'il est assez bien ou non pour être son père qu'est ce que tu en sais ? Tu ne le connais pas, au final. Tu n'arrives pas à le cerner, à savoir ce qu'il vaut. Le seul souvenir que tu as de lui est douloureux. Comment pourrait tu lui offrir un grand sourire et lui proposer de faire partie de vos vies, à toi et à Noa. Tu ne sais même pas quoi lui dire. Ni comment le lui dire sans que Noa ne pose de questions. Sans qu'il cherche à comprendre. Tu pinces les lèvres et recule un peu. « Loan.. s'il te plaît .. » Tu ancres ton regard dans le sien, suppliante. « Pas devant Noa.. » Tu regardes Noa qui chouine un peu et passe une main dans ses cheveux. Tu inspires et relèves les yeux, apercevant Isaac plus loin. Tu lances un regard à Loan. « Je reviens. » Sans plus attendre sa réponse tu te diriges vers ton ami et lui demande s'il peut récupérer Noa un instant, le temps que tu discute avec Loan. Tu le laisse récupérer ton fils qui se met à pleurer. Tu pinces les lèvres et le rassures.

Une fois que Isaac commence à calmer ton enfant tu reviens vers Loan lentement. Lorsque tu es à sa hauteur tu lèves les yeux vers lui. « Maintenant, on peut discuter. » Tu ne sais pas par quoi commencer au final. tu t'adosses contre le mur et baisse les yeux. « Si je ne t'en ai pas parlé c'est parce que je ne voulais pas t'imposer un fils que tu n'avais de toute évidence absolument pas prévu. » Tu fermes les yeux retendant tes larmes. Tu te sens tellement mal, rien que de repenser à ce soir là. a ce qu'il s'est passé dans cette ruelle. Tu souffles un peu et te mord la lèvres avant de reprendre. « Je suis sure que tu ne sais même pas ce qu'il s'est passé, ce soir là. » Tu relèves les yeux vers lui, affrontant son regard, encore. « Est ce que tu t'en souviens seulement Loan ? » Ta voix se brise légèrement. Mais tu n'as pas envie de flancher, tu n'as pas envie de craquer devant lui. Non, tu ne peux pas être faible, encore une fois. Tu essuies rapidement la larme qui s'apprêtait à se frayer un chemin sur ta joue. « si on était sorti ensemble, je t'en aurais parlé. Si il y avait eut une once de sentiments entre nous à ce moment là, je t'en aurais parlé. Oui j'aurai du te le dire, mais j'avais pas franchement envie de te revoir, après ce soir là. » Avait il compris, ou bien devait tu utiliser les mots durs, crus ? Tu ne sais pas, mais tu reste silencieuse un moment.

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posté 14.12.15 22:34

Zoey ∞ Loan

La vérité qui fait mal
Tu venais de poser ses questions, sous le coup de la colère, du choc de la nouvelle que tu venais d'apprendre. Aurais-tu vraiment voulu qu'elle te prévienne, il y a deux ans, qu'elle attendait un enfant ? Aurais-tu seulement cru qu'il était bien de toi ? À cette époque, tu aurais pu insinuer quoique ce soit pour justifier le fait que ce n'était pas ton enfant qu'elle portait. D'autant plus que tu avais que très peu de souvenirs de ce qui avait pu se passer avec Zoey. Mais aller demander à un gamin de vingt et un an d'être intelligent et responsable. Cependant, tu avais vingt-trois ans maintenant, tu avais appris à être un peu plus raisonnable, mais ça n'avait pas l'air suffisant vu la réaction que tu offrais. Pourquoi étais-tu en colère après elle ? Est-ce pas ce qu'aurais fait n'importe qu'elle fille de son âge ? Vous n'étiez même pas ensemble, vous n'aviez même pas vécu quelque chose ensemble. Forcement qu'elle te le cacherait. La dureté du ton que tu employais ne permet pas de régler les choses. Tu t'en rendis compte lorsque Zoey se recula tout en te suppliant, elle ne voulait pas parler de ça devant le garçon, qu'avais-tu fait pour qu'elle ne puisse pas en parler ? Tu sentis une vague de culpabilité et se mêler à la colère, tandis qu'elle te dit qu'elle revenait. Tu l'observas partir en direction d'un autre homme, et lui confier ton fils.

Elle revient finalement vers toi, et te regarde dans les yeux. La discussion sérieuse allait commencer et tu présentais que ce qui en ressortirait ne serait pas positif. Elle s'adosse au mur alors que tu restes droit devant elle. Tu es prêt à en prendre dans la gueule si elle devait le faire, à contrario, si elle tendait plus vers les pleurs, tu n'assumerais pas. Elle commence à t'expliquer qu'elle ne voulait pas t'imposer le gamin que tu n'avais sûrement pas prévu. Et elle avait raison, jamais tu n'aurais pu prévoir d'avoir un gosse aussi jeune, et surtout pas avec une fille que tu n'as vue qu'une fois. Et lorsqu'elle poursuivit, tu compris presque l'ampleur de ta connerie. Puisqu'elle avait raison, tu ne te souvenais pas de ce soir-là, elle te posa la question, tu ne menais pas large. Alors interdit, tu secouas négativement la tête tandis qu'elle passe sa main sur sa joue. Tu sentais que l'air autour de toi était lourd de ta culpabilité, comme si le monde avait décidé de t'écraser pour te faire comprendre ce que tu avais fait. Les mots qui suivirent te firent enfin assimiler ce qui avait bien pu se passer à ce moment-là.. Malheureusement, tu ne voulais toujours pas l'admettre. Fallait-il qu'elle mette un mot sur ce que tu avais fait pour que tu puisses admettre ce que tu as fait. Tu fis un pas dans sa direction en mordant douloureusement ta lèvre. Tu avais une volonté dissimulée de l’oppresser, pour qu'elle te le dise franchement, pour que le mot sorte enfin, pour que tu aies enfin connaissance de ce que tu avais fait, de ce que tu lui avais fait. Il était temps pour toi de savoir à quel point tu pouvais être un connard.

« Dis-le-moi. Dis-moi ce que je t'ai fait ce jour-là.  » Lui soufflas-tu pour la presser. « Rends les choses claires, et là, peut-être, je serais compréhensif sur le pourquoi tu m'as caché que j'avais un fils.  » Tu te rapprochas encore un peu plus d'elle. « Si tu as besoin de me hurler dessus ou de me frapper, fais-le, je ne me défendrais même pas. Tu peux même me dire que tu me détestes, si ça te fait te sentir mieux. » Tu te reculas enfin et remis ton bonnet sur ta tête. « Mais , mets toi en tête que maintenant que je suis au courant, je ne pourrais plus faire comme s'il n'existait pas.  »



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Zoey de Courcenay
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posté 26.12.15 13:22

la vérité qui fait mal
loan & zoey

Tu confies ton fils  Isaac parce que Loan veut absolument discuter. Mais tu ne veux pas que Noa entende tout, surtout pas. Tu ne sais même pas s'il a compris que Loan était vraiment son père ou non. Ce qu'il sait, ce qu'il sent c'est que tu ne vas pas bien, c'est que tu as peur autant que tu es mal à l'aise. Et il se met à chouiner alors que Isaac le prend dans ses bras, tu lui souris tendrement, tentant de la rassurer. Tu le récupères rapidement, tu le promets. Tu ne comptes pas parler trois heures avec Loan. Parce qu'il va avoir besoin de tout encaisser, parce que de toutes les façons tu ne vas pas avoir la force de parler trop longtemps. Parce qu'il faut que tu t'en remettes aussi. Tu regardes Noa une dernière fois alors que Isaac le calme avant de retourner faire face à son père. Tu croises les bras en guise de protection et t'adosse au mur levant les yeux vers lui.

Tu prends ton courage à deux mains avant de déballer tes mots. Lui demandant au passage s'il se souvient seulement de ce qu'il s'est passé ce soir là ou non. Et alors qu'il secoue la tête négativement, sans surprise pour toi, tu ne peux retenir un soupire. Pourquoi l'as tu seulement espérer, qu'il s'en souvienne. Tu ne sais pas si tu dois réellement te sentir coupable de n'avoir rien dit. C'est vrai, vous n'êtes pas sorti ensemble, vous ne vous connaissiez même pas jusqu'à cette fameuse nuit. Alors qu'est ce que tu lui dois ? Rien. Mais Noa a le droit de connaître son papa. il a le droit de grandir avec ses deux parents et tu n'as pas le droit de le lui enlever. Tu n'as pas le droit d'interdire Loan de voir son fils sous prétexte que tu as en quelque sorte peur de lui. Que ça te fais mal que le voir. Tu inspires alors qu'il te demande d'être plus claire. Que si tu l'es alors peut être acceptera-t-il le fait que tu n'ai rien dit ? Tu ne peux empêcher un rire nerveux. Comme si maintenant tu étais fautive. Comme si c'était à toi de te faire pardonner. Comme si tu avais eut complètement tord de ne rien dire.

Tu baisses un instant les yeux cherchant tes mots alors qu'il se rapproche de toi. Tu te pince les lèvres te sentant piégée, oppressée. Et tu ne peux pas reculer plus. Tu es coincée. Tu le regarde, affrontant son regard en écoutant ses mots tomber. Tu prends peur alors que ses dernière paroles franchissent la barrière de ses lèvres. La peur qu'il te l'enlève, la peur qu'il se batte pour avoir la garde. Tu te pinces à nouveau les lèvres et parles doucement. « ne me l'enlève pas.. s'il te plaît.. » Tes mots ne sont que des murmures, tu ne sais pas s'il t'as entendu en réalité. Tu souffles ensuite avant de lâcher. « Je ne suis pas prête à parler de cette nuit là en détail, il y a deux ans. Mais sache que je n'étais en rien consentante, dans ce qu'il s'est passé. » Il devrait avoir compris n'est ce pas. Vous avez forcément eut un rapport, étant donné que vous êtes parents, et tu n'étais en rien consentante,il ne doit pas être stupide et avoir compris ce qu'il a fait, non ? Tu finis par te redresser et te décale du mur pour ne pas te sentir encore piégée.

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    hopeless
    L'amour, tu sais, ce dont il a le plus besoin, c'est l'imagination. Il faut que chacun invente l'autre avec toute son imagination, avec toutes ses forces et qu'il ne cède pas un pouce de terrain à la réalité; alors là, lorsque deux imagination se rencontrent...il n'y a rien de plus beau ©endlesslove

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A Brunel U. depuis : 08/12/2015 Devoirs rendus : 148 ≈ âge : 25

Loan Kings
sweet member
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posté 27.12.15 4:34

Zoey ∞ Loan

La vérité qui fait mal

Tu l'avais oppressé, coincé entre toi et le mur, elle n'avait pas d'autre choix que de te faire face, que de te parler. Et c'est ce que tu voulais, tu n'attendais que d'entendre une nouvelle fois sa voix, qu'elle te dise enfin ce qui n'arrivait pas à sortir depuis que vous vous étiez revu. Tu savais comment faire, du moins, tu pensais le savoir. Comment coincer une fille contre un mur pouvait la rendre plus confiante, ou même plus bavarde. Lorsqu'on connaît les circonstances pour lesquelles, vous avez cette discussion à l'instant présent, tes gestes paraissent sadiques. Tu ne pouvais pas faire un pas plus faux que celui-là, à croire que c'était ton fort de ne pas faire les bons choix. Mais, il fallait que tu sache, au risque de faire passer ton besoin avant le confort de Zoey. Tu avais vu que plus tu t'approchais d'elle, moins elle était à l'aise avec ta présence. Tu avais une sensation de puissance malsaine, était-ce ça que tu avais ressentit à ce moment ? Quelque chose que l'ivresse avait amplifié au point que tu agisses de la sorte. Tu lui fais part de ta volonté de savoir, ainsi qu'une part de compréhension sortit du fin fond de ton esprit tordu. Mais en reculant, tu lui avais également dit une chose qu'elle n'aurait peut-être pas voulu entendre. Tu ne ferais pas comme si ton fils n'existait pas, tu n'agirais pas comme ces deux dernières années. En reculant, tu avais à peine perçu le murmure de Zoey, ou l'avais-tu ignoré, comme les plaintes qu'elle aurait pu avoir ce soir-là.

A présent au milieu du couloir, à distance d'elle, tu écoutais ce qu'elle avait à te dire. Ou du moins, ce que tu voulais entendre, parce que ça ne devait pas être une partie de plaisir pour elle. D'avoir à se confronter à toi, de devoir, faire comprendre, à l'abruti de première que tu es, ce qu'il avait fait à cette pauvre fille. Tu entendis un soupir s’extirper de sa bouche, et puis un nouveau flotte de parole. Elle n'avait pas envie de parler de ça en détail, tu pouvais le comprendre sans même savoir ou elle voulait en venir. Ce n'était pas le genre de chose que tu pouvais gueuler dans un couloir en plein milieu de l'université. Enfin, c'est la suite que tu eus du mal à digérer. Elle n'était pas consentante. Parfois, tu pouvais vraiment être con ou lent à la détente, mais pour une fois, tu compris de suite où elle voulait en venir. Tu avais eu confirmation sur ce que tu pensais, ce que tu n'osais pas croire. Comment avais-tu pu commettre une infamie pareille ? Tu avais des limites, des zones à ne pas franchir et généralement, tu t'y tenais. Te forcer sur une fille ne faisait partir des choses hors de la ligne. Étais-tu vraiment dans un état pour ne pas respecter tes propres règles ? Pourquoi tu ne te souvenais plus du tout de ça ? Tu t'étais toujours considéré comme un profiteur, un connard et un irrespectueux envers la gente féminine, mais jamais tu te serais cru capable d'une telle ignominie.

Tu regardes Zoey, qui s'était décalé du mur, l'expression dépeinte sur ton visage n'était pas la même qu'il y a quelque seconde, cette semi-fierté avait disparu pour ne laisser paraître que du dégoût, du dégoût pour ta propre personne. Comment allais-tu réagir maintenant ? Qu'allais-tu dire ? Tu ne pouvais décemment pas lui dire juste un désolé et faire comme si de rien n'était, comme si tu n'avais rien fait et que tout était parfait dans le meilleur des mondes. Tu te mis dos à elle, pas encore prêt à l'affronter, elle avait plus de courage que toi et tu le voyais à présent. Elle s'était confrontée à toi, en ne cillant presque pas, tandis que tu n'osais même pas lui faire face. Tu dois avoir tellement honte de toi. Tu portas tes mains à ton visage, pour l'y enfouir, pour te cacher de la réalité qui venait de te frapper en pleine gueule. Qu'allais-tu lui dire maintenant ? Tu te retournas enfin, tes yeux emplis de honte baissé, tu ne méritais pas de la regardais, tu n'en étais plus digne.

« Je... Je ne vais pas te dire désoler, je ne vais pas non plus m’apitoyer sur mon sort. Je comprends que tu n'aies pas voulu me voir après, que tu ne m’aies pas mis au courant. Ce que je t'ai fait, c'est dégueulasse. » Tu fis une pause pour te laisser le temps de souffler. « Je sais que je ne le mérite pas ou même que tu puisses concevoir que ce ne soit pas possible, mais... » Tu t'approchas d'elle à nouveau, mais cette fois, tu mis tes deux genoux à terre, tes yeux implorant. Toute trace de soi-disant dignité avait disparu et tu prenais sur toi. « Je te demande de bien vouloir me pardonner, ou du moins essayer de me pardonner. Tu ne méritais pas ce que j'ai fait, personne ne le mérite. Enfin, je... Pardonne-moi. » Tu baissas la tête de nouveau. « Je t'en supplie. »

Toi qui étais habituellement fier, et qui ne pensais ne jamais avoir à ployer le genou devant quelqu'un. Tu étais forcé de le faire à l'instant, forcer par toi-même, par le poids de la honte, de la culpabilité. Il n'était plus question de toi maintenant.


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